La grande prévalence de la douleur chez le sujet âgé est aujourd’hui prouvée par de nombreuses enquêtes, en Europe comme Outre-Atlantique.
Qu’elle soit aiguë ou chronique (ostéoarticulaire, cutanée, neuropathique,…) ou même purement palliative (cancérologie, phases terminales de démences ou maladies dégénératives), sa prévalence varie de 40 à 85 % selon les situations.
La proportion de personnes âgées douloureuses correctement soulagées est au mieux de 50 %, cette fréquence tombant à 20 % lorsqu’il s’agit d’une personne âgée démente et présentant des algies non cancéreuses.
Face à ce désintérêt et à cette forte prévalence de la douleur chez la personne âgée, surtout lorsque celle-ci est non communicante ou non coopérante, l’évaluation sérieuse de ce symptôme devient impérative.