Que faire en cas d’AVC ?

L’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire, on en distingue deux types : les hémorragies cérébrales, lorsqu’un vaisseau éclate, et les ischémies cérébrales quand il se bouche, on parle d’accident ischémique qui peut se présenter sous deux formes : accident ischémique constitué (AIC) ou accident ischémique transitoire (AIT). Bien sûr tout dépendra du vaisseau concerné et de la zone du cerveau qu’il irrigue.

Symptômes

Le patient atteint peut présenter une perte de la motricité et de la force d’un bras, d’une jambe, de la moitié du visage (déviation de la bouche) ou de la totalité d’un côté du corps (hémiplégie), il peut aussi présenter une céphalée (mal de tête) plus ou moins sévère avec ou sans vomissements, perte de la sensibilité, des troubles de la vue, une aphasie (difficulté soudaine à parler)…etc.

Causes

La principale cause de l’AVC est l’hypertension artérielle, suivie des autres facteurs comme : ruptures de malformations vasculaires congénitales, l’alcoolisme chronique, l’âge, le sexe, le diabète, l’hyperhomocystéinémie (excès d’homocystéine dans le plasma sanguin), le tabagisme, les prédispositions génétiques …etc.

Traitement

Une hospitalisation est nécessaire en milieu spécialisé (« Unités de soins intensifs neurologiques »), ceci nécessite un bilan et un traitement en urgence (moins de 6h). Les médecins essaieront de traiter la cause de l’AVC : si c’est une hémorragie il faut tenter d’évacuer l’hématome s’il est important pour éviter que les lésions des tissus nerveux ne deviennent irréversibles. Si l’hématome est accessible, il faut opérer.
Dans le cas d’une artère bouchée, il faut la déboucher pour irriguer la zone.

Une prise en charge immédiate avec traitement et rééducation rapides, puis adaptés tout au long du parcours du patient, permet de diminuer la mortalité, l’handicap et les récidives.
La récupération du malade prend souvent beaucoup de temps et nécessite une rééducation prolongée.

Prise en charge

L’AVC en France entraine 40 000 décès environ chaque année, il est la première cause d’ handicaps non traumatiques, il génère 30 000 patients présentant des séquelles lourdes à 1 an et présente 30 à 50% de risque de récidive à 5 ans.

Toutefois, l’AVC figure dans la liste d’affections de longue durée (ALD) et donc un patient atteint de cette maladie sera pris en charge à 100% par l’assurance maladie. A ce propos, le haut comité médical de la sécurité sociale a établi les critères suivant lesquels le patient peut être exonéré du ticket modérateur, cette exonération s’impose dès la phase aiguë de la maladie s’il y a présence de troubles neurologiques importants nécessitant une prise en charge lourde, des examens coûteux et des soins de maintenance.

Cependant, cette prise en charge ne concerne que les soins et traitements liés à l’AVC et n’inclue pas les soins des autres maladies qui sont remboursés comme dans les conditions habituelles.  En plus, elle ne concerne ni les dépassements d’honoraires, ni le ticket modérateur, ni la participation forfaitaire de 1 € par consultation, acte médical ou acte de biologie.

Donc l’adhésion à une mutuelle santé serait nécessaire pour rembourser les frais qui ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie et qui sont parfois énormes.

Prévention : Pour prévenir cet accident : il faut lutter contre l’obésité, faire du sport, avoir une alimentation saine et équilibrée, manger souvent du poisson, réduire la consommation de l’alcool et du tabac…etc.